08 mai 2006

manifeste

Préambule

Cela arrive toujours par hasard. Pourquoi aujourd’hui ? Un pop up de plus, forcément inattendu et souvent même agaçant. Une discussion banale avec un collègue ou le conseil éclairé d’un ami, initié à l’art de l’échange épistolaire, du monde virtuel et de ses secrets. Voici donc ce lien encore inconnu qui surgit sur l’écran. Un « clic » pour voir et puis… c’est tout. Rien de plus idiot. Mais de surfeur, l’on passe subitement au statut de chatteur. A priori, rien d’affolant ou  encore moins de très révolutionnaire. Mais l’internaute innocent bascule imperceptiblement dans un autre univers, une dimension de la société de communication qu’il ne soupçonnait pas. Il découvre et se redécouvre.
C’est comme une seconde naissance. Son apprentissage va être impressionnant. Le voici devenu citoyen d’un monde virtuel qui va bientôt le démanger, le passionner, l’envoûter. Car s’il est arrivé là, ce n’est pas tant un hasard. Au fond de lui, le conducteur de la souris assouvis un désir d’évasion en même temps qu’il entrouvre une porte vers l’inconnu. Il ne le sait pas encore, mais d’un petit « clic » insignifiant, il vient de repousser les frontières physiques de la planète vers les confins de la galaxie. La terre n’est désormais plus qu’un gros village, ce cyber village dont il a déjà tant entendu parler dans les médias mais qu’il n’avait jamais réellement perçu.
Et le voici subitement projeté en plein cœur de sa place centrale, un jour de marché. Il y a du monde en ligne. Ouvrez les yeux, tendez l’oreille et préparez un grand bol de café, le spectacle commence !
Ce manifeste est destiné à tous les utilisateurs d’internet désireux de découvrir en exclusivité les clés secrètes des relations entre internautes, d’en déjouer les pièges tout en tirant le meilleur profit de ces relations humaines nouvelle génération. Un guide immoral car basé sur une réelle expérience, qui brise allègrement tous les tabous en se basant exclusivement sur les comportements observés durant de longs mois. Bas les masques ! Ici vous êtes connecté sur la toile et les règles de la vie en société sont bouleversées par l’anonymat. Cette toile est ce que vous en ferez... Domptez-la ! Forgez-vous une identité de rêve, laissez libre court à tous vos phantasmes et à vos envies les plus profondes. Faites parler les émotions et apprenez à transposer  cette nouvelle personne, qui vous ressemble enfin, dans votre quotidien.
Vous êtes libre, plus rien ne vous retient. Osez, puisque personne ne vous regarde ! Vous allez même savoir comment ne laisser aucune trace derrière vous… Ni vu, ni connu, vous allez pourtant vous créer autant de
vies que vous le voudrez !
Alors bonne pêche ! Epiez, appâtez, ferrez et dégustez.

Le pseudo...
Nouvelle identité ? Attention, cette étape est cruciale. Choisissez-vous un nouveau nom connu de vous seul et à ne communiquer à votre actuel entourage sous aucun prétexte (règle de base). Prenez le temps de  dénicher le mot rare, celui qui va vous rendre unique car c’est seulement sous ce nom que vos futurs interlocuteurs vont pouvoir vous identifier, enfin… au début tout au moins, tant que vous souhaiterez en rester là.
Le pseudonyme est la première chose qui sera lue de vous. Cet assemblage de lettres purement fictif donnera pourtant l’envie de vous répondre, ou pas ! Bébert 3124, groskiki 93 et Superman risquent fort de naviguer des heures dans un océan de solitude. Vous répondriez, vous, à groskiki ?
Soyons sérieux, à ce stade vous devez déjà suggérer autre chose, laisser entrevoir un être merveilleux, unique et pas l’un de ces gros abrutis qui polluent les chats. Vous devez être LA personne que l’autre attend depuis sa naissance ! Un peu d’exotisme et de suggestion font de vous le candidat potentiel au rêve.
Pour cela, il n’est pas inutile d’user de toutes les sources disponibles (littérature, encyclopédie, histoire, mythologie) ou de faire preuve d’imagination. Vous êtes quelqu’un de cultivé, de raffiné, vous êtes une
perle rare ou un prince charmant : ayez-en le nom ! Et tant qu’à faire, faites parler les sens. Oui, oui, les sens ! Une consonance indou, arabe, une référence moyenâgeuse ou l’évocation d’une épopée légendaire donnent de la consistance. Gandalf, prince des dunes, Merlin ou Maître Ying possèdent déjà plus de vertu. Jouez avec ces mots,inspirez-vous en, en évitant toutefois de se contenter de les copier : il faut les adapter, les transformer.

Remplir sa fiche...
Soyez sincère ! Eh oui… C’est bien la seule fois où vous devrez vous ressembler vraiment. Se construire une nouvelle identité implique tout de même de rester fidèle à ce que l’on est vraiment dans son fort intérieur car les éléments qui vous allez ainsi communiquer à vos futurs interlocuteurs seront de prime abord les seules indications que cette personne disposera de vous. Donc, il y a de fortes chances que le dialogue se nourrisse de ces maigres informations.
Ainsi, évitez de vous poser en amateur de musique classique, même si cela peut faire bien dans le profile, alors que vous ne connaissez absolument rien au répertoire de Beethoven ou de Mozart. Faute de quoi la supercherie va apparaître dès la première question avec pour sanction immédiate et irrémédiable de se retrouver catalogué au rang des menteurs. Est-ce le but recherché ? Non, pas vraiment.
Pourtant, trop de détails tuent le profile. Trop se dévoiler engendre aussi un risque certain. Ainsi, le passionné de voile a tout intérêt de ne rien mentionner. Libre à lui ensuite de le glisser dans une conversation si, vraiment, cela lui tient à cœur. Y’a t’il tant d’alpinistes en France ? Euh… Certes non. Trop en dire risque d’exposer inutilement à une recherche thématique qui peut va aboutir à votre localisation par des personnes que vous voudriez éviter. Il est donc préférable de se reporter sur un loisir annexe que l’on fait passer au premier plan. C’est une règle de base : être modéré ! Pas tiède, car il faut ménager son aspect séducteur et offrir du rêve, surtout quand les occupations dénotent du commun des mortels,
mais à juste dose. Un père de famille qui omet de préciser qu’il a des enfants se trahira vite de lui-même ! Reste le statut matrimonial. Ah, grande question… Tout dépend de ce que l’on recherche. Mieux vaut, toutefois, avoir présent à l’esprit que cette indication classe automatiquement le chatteur, quel que soit ensuite votre discours il sera impossible de sortir d’un énorme préjugé communément admis par la communauté du Web. Marié : vous cherchez l’aventure. En instance de divorce ou séparé: vous cherchez à vous consoler d’une histoire pas complètement terminée. Célibataire : vous êtes un instable qui n’a pas su séduire durant toute sa vie.
Donc ? C’est le moment de faire un compromis et de se poser clairement la question du profile de personne que vous voulez courtiser.
Marié ou divorcé : la mère de famille, quel que soit son âge, aura naturellement tendance à évoluer plus en confiance puisqu’elle s’adresse à quelqu’un ayant déjà affirmé son désir de fonder un foyer.
Séparé ou célibataire : une femme seule, qui n’est elle-même pas tellement fixée sur ses propres aspirations matrimoniales.
Cette règle ayant toutefois ses exceptions, là commence le grand jeu qui réclame finesse, patience et goût de l'échange.

Maintenant, dialoguer...
Il n’y a rien de plus facile que d’envoyer un message. Il suffit de choisir un destinataire, de façon aléatoire,
et d’envoyer quelques mots. C’est une façon de faire… Avec un peu de chance l’on peut attirer l’attention d’une personne qui se retrouve elle aussi en rade et sera toute heureuse de répondre. De là à réussir à localiser le partenaire idéal, c’est un peu comme tirer les numéros gagnants du loto  du premier coup. Il est plutôt préférable de cibler ses interventions.
Pour commencer, la séance inaugurale doit impérativement commencer entre 18 h et 19 h. Pourquoi ? Parce que c’est à ce moment de la journée, en semaine, que les internautes se connectent en se retrouvant souvent seuls entre les murs de leur appartement, une fois leur journée de travail bouclée et être passé en vitesse au supermarché du coin. Il existe des périodes clairement définissables sur la toile. Ainsi l’on peut décomposer une journée traditionnelle comme suit :
7-9h. Passages furtifs pour consulter les mails reçus durant la nuit.
9-12h. Connexion des employés d’administrations, des secrétaires ou comptables, depuis leur lieu de travail.
12-14h. Pause déjeuner. Connexion des cadres qui ont terminé leurs plateaux repas.
14h. Retour des employés d’administration et connexion des mères au foyer lorsque les enfants en bas âge sont à l’école (le matin elles n’ont visiblement pas trop le temps).
15h30. Les mamans commencent à s’en aller pour aller chercher leur progéniture.
17h. Premières connexions des actifs de retour du travail, les professeurs particulièrement.
18h. Premier gros rush de la journée.
19h30. Trêve dîner, inutile d’insister.
21h. Second rush jusque minuit.
Minuit: reste les noctambules

Cibler les profiles!
Vous êtes prêts à vous lancer dans le grand bain, au bon moment.
Un coup d’œil rapide sur la liste des membres connectés. Comment se déterminer ? A priori, il doit y avoir un petit moteur de recherche interne vous permettant d’effectuer une recherche en fonction de critères. Là, pas de scrupules, ce n’est pas le moment. Excluez  d’autorité tout ce qui vous semble rédhibitoire ou favorisez justement ce qui vous titille depuis longtemps : de la mama italienne à la blonde suédoise, ce n’est qu’une question de goût. Plus les critères de recherche seront précis, plus le résultat sera conforme à vos aspirations les plus profondes.

Comme un jeu...
C’est le moment de préparer son entrée : écrivez un texte court, drôle, poli et surtout sans faute. Exemple : « Bonsoir, je viens de perdre les clés de ma voiture… Alors, me voici. C’est le moment de faire
connaissance, non ? » C’est fait ? Copier-coller, ça va servir. A défaut, se contenter d’un simple « bonjour ;-)» qui invitera à visiter votre fiche personnelle.
Une liste apparaît. Le moteur de recherche vient de sélectionner rien que pour vous une liste de candidates. Rien de plus simple : jouez de la souris et envoyez un message à tout le monde ! C’est copié, il ne reste qu’à coller. Et hop, le tour est joué : une quinzaine de personnes reçoivent quasiment au même instant l’invitation au dialogue. Le taux de réponse doit normalement avoisiner 30%. Entre celles qui sont déjà occupées, celles qui n’auront pas percuté sur votre profile, il reste largement de quoi faire à une heure de trafic moyen. Maintenant c’est un chef d’orchestre qui se retrouve derrière l’écran. Attention à ne rater aucun message et à ne pas coincer dans la rédaction des réponses. Chater ressemble à un test quiz de rapidité. Sauf que là, les erreurs coûtent parfois très cher ! Il suffit d’envoyer son message au mauvais destinataire pour cause des dommages difficiles à rattraper. Si le site est bien conçu, une alerte indique la réception d’un message.
Et comme plusieurs personnes ont été invitées à entamer une conversation en même temps, ça risque fort de s’allumer un peu partout en même temps. Là, il faut garder son calme et user de méthode. Surtout
ne pas se précipiter au risque de ruiner en masse tous ces contacts naissants.
D’abord : terminer ce que l’on est en train de faire. Puis ouvrir plusieurs fenêtres au besoin pour jongler tranquillement d’une discussion à l’autre sans avoir à trop effectuer d’avant-arrière sur la même page car c’est le meilleur moyen de se perdre ! La plupart des nouveaux chats ne durent pas plus de quatre répliques. Le but est donc d’amener la personne choisie à dépasser le stade des présentations. D’où la nécessité de préparer son entrée avec un premier message préparé, mais aussi d’avoir sous la main une suite assez ouverte et originale qui va relancer tout de suite l’interlocuteur et piquer sa curiosité. Par exemple, suite à l’affaire de la clé perdue (voir au paragraphe précédent), enchaînez quelle que soit la réponse par : « Promis, si je retrouve la clé je ne t’abandonnes pas en pleine conversation ! » Voilà qui n’engage concrètement à rien et ça fera sourire de l’autre côté de l’écran. Deux petits textes préparés permettent d’aborder la séance avec sérénité. A la troisième réplique, un premier tri se sera fait de lui-même, il ne reste que les personnes disponibles ou vraiment intéressées pour faire plus ample connaissance. A ce moment, il est probablement utile de visiter à nouveau la liste des membres connectés et, au besoin, de relancer une série… Mais attention à ne pas relancer les mêmes personnes car elles comprendront tout de suite que votre regard ne s’est pas spécifiquement porté sur elle ! Chacun individu a besoin d’estime même de la part d’un inconnu (vous en l’occurrence) et renvoyer l’image que l’on appartiendrait à un troupeau provoque un rejet immédiat. Donc : agir avec tact, originalité et discernement… bref, être concentré.

Etre le prince charmant

Le grand avantage du chat, c’est la liberté. Contacter qui l’on veut, quand l’on veut, mais aussi pour la durée que l’on voudra bien accorder. Pas besoin d’inventer une excuse pour prendre congé, puisqu’un clic sur le bouton qui convient et… rideau ! Le zapping est continuel sur les dialogues en direct. Savoir retenir son interlocuteur est primordial, de l’empêcher de se laisser distraire ailleurs, aussi bien sur la toile que dans son environnement proche. Cela revient, en fait, à l’obliger à s’intéresser. Pour l’interlocuteur, vous n’êtes qu’un nom, certes sympa, mais qu’un nom fréquemment noyé dans une liste aussi longue qu’abstraite. Autant en avoir conscience.
Votre mission est de vous imaginer dans la peau de l’être idéal, celui qui peut seul correspondre à cette identité à laquelle vous prétendez, en gros le prince charmant. Soyez donc enthousiaste, poli, curieux et surtout surprenant ! Enthousiaste : usez de ponctuation, d’icônes pour l’humeur, écrivez des phrases affirmatives en évitant les tournures négatives, faites travailler les sens pour faire entendre votre voix, ressentir les émotions, toucher les mots, l’interlocuteur de pouvoir s’imaginer dans les scènes que vous décrivez. Sans être long, il faut absolument éviter les réponses brèves, et argumenter un minimum !
Poli : sans termes grossiers évidemment. Mais la politesse sur un dial c’est aussi de ne pas abuser de sigles, de diminutifs et de toutes les formes contractées d’écritures. Le style condensé employé couramment
pour les sms est à proscrire ! Ecrire normalement, sans se perdre dans des phrasés alambiqués qui suggéreront de la prétention. Opter plutôt pour un vocabulaire coloré ! Reste que la politesse c’est avant tout de répondre aux questions qui sont posées et ne pas quitter le chat sans un « au revoir » au minimum.
Curieux : posez des questions ! il n’y a pas meilleur façon de faire échouer une conversation qu’en oubliant de la relancer. L’impasse guette en permanence : le moment ou l’autre personne ne saura pas quoi vous
raconter… Le premier écueil survenant très vite après les « bonjour » et les « ça va ? », que dire ? Là, normalement, ce stade est dépassé et il ne faut surtout pas y revenir. Il convient d’avancer en parlant des goûts, loisirs, du boulot, bref de n’importe quoi… Mais veiller à terminer chaque intervention par une question avec un joli « ? » à la fin. Ca aidera l’autre à poursuivre s’il n’a rien de précis en tête à ce moment là.
Surprenant : Un maître mot : osez ! Jouez avec les mots, avec les situations et les idées. Reprenez au bond la moindre ouverture dans le discours qui vous est tenu pour effectuer quelques digressions. Décrocher un sourire c’est tenir le fil solidement. Faire rire c’est devenir sympathique ! Alors décuplez vos sentiments et vos humeurs. En quoi n’êtes-vous pas banal ? Qu’avez-vous fait de sensationnel, que rêvez vous de faire ? Voler en montgolfière, sauter en chute libre, plonger dans les abysses, vaincre le pole sud ou faire une partie d’échec sur un iceberg… parlez-en ! Créez, inventez, vivez, mais autrement que l’individu lamda, ce banal qui n’a pas fait vibrer votre désormais partenaire de chat.

Photo ou pas photo?
Aïe problème ! C’est bien beau d’en arriver là. Mais la chose incontournable, l’écueil ultime reste à franchir : la photographie. Imaginer aboutir sans passer le test de l’image est vain. Sauf extrême exception, aucun lien ne se noue sans visage.
Les gens ont cette absolue nécessité de pouvoir se projeter dans l’avenir pour s’investir et avoir envie de faire connaissance de façon plus approfondie. Pourtant, il faut aussi savoir entretenir le mystère, provoquer le désir.
En fait, tout dépend de son physique. Eh oui… Quelqu’un de beau, objectivement, peut se dévoiler rapidement. Mais c’est surtout celui qui ne l’est pas qui doit se découvrir très vite. Certes,
cela va augmenter sérieusement le nombre d’échecs au départ, mais puisque ce tri doit avoir lieu, autant le faire tout de suite pour s’attarder efficacement sur ceux susceptibles d’aboutir. Il est parfaitement inutile
de se bercer d’illusions et encore moins appréciable de reculer l’échéance puisque cela ne peut qu’accroître
une forme de déception. Reculer, par exemple, jusqu’à une rencontre réelle est pire que tout, même prévenu par des mots que l’on n’est pas un top modèle, l’autre idéalise forcément !
Le « beau » peut en revanche laisser planer le mystère. Ce sera même perçu comme de la timidité, toujours appréciable car rassurant pour l’autre. Une trop grande confiance en son physique est souvent perçue comme suspecte, puisque ce serait l’apanage des individus volages, des séducteurs infidèles. Susciter d’abord l’envie, le désir d’en savoir plus, nouer un lien intéressant avant de communiquer trop
de photos : là, c’est gagné !
Pour tous les autres, le contingent universel des simples mortels possédant une enveloppe extérieure banale, l’affaire se joue entre les deux extrêmes. Question de pure nuance, à apprécier avec la plus grande
objectivité. Se mentir revient à se mettre soi-même des bâtons dans les roues en hypothéquant gravement les chances de réussite, dans un cas comme dans l’autre. Evidemment il y a toujours une description physique à fournir. Mais vous remarquerez rapidement qu’il ne s’agit que d’indications vraiment floues.
Le problème, c’est la règle du donnant-donnant. Souvent une personne qui n’a pas affiché sa photographie d’emblée voudra la votre en échange de la sienne, c’est quasi systématique.
En revanche, pour ceux qui l’ont mise sur le site, prétextez simplement que vous n’avez pas d’appareil
numérique… On peut tenir un bon bout de temps avec cet argument. Par contre, mieux vaut éviter de se lancer dans des explications foireuses et trop suspectes, genre « j’aime pas me faire prendre en photo ». Plus personne n’y croit !
En revanche, si rien n’indispose à afficher sa photographie, mettez-la !

Et après???
Y’a-t-il une vie après internet? A vous de voir. Mais, a priori, oui ! C’est préférable.
Un premier dialogue n’est qu’une amorce. Après, il faut durer avec ce petit détail trop souvent négligé : pour durer il faut retrouver la personne avec qui l’ont a si bien discuté! Dès la fin de la conversation chacun est retourné dans son anonymat. N’importe quoi peut survenir avant de LA retrouver en ligne. Autant se prémunir de ces innombrables accidents qui risquent de rendre inutiles tous les efforts consentis jusque-là. Le plus pratique c’est d’échanger également son adresse mail par sécurité. Attention de ne pas en abuser, le choix du site étant commun, autant rester là!
Tout d’abord, envoyer la fameuse photo.

La mémoire...
Le problème c’est de se souvenir…. Qui ? Quand ? Comment? Retenir les pseudos et ce qu’on a découvert derrière ces noms poétiques ou drôles est un travail de titan, surtout au début. La solution de simplicité
revient à faire des fiches ou un tableau, c’est pratique. Mais cela devient rapidement impossible à gérer compte tenu de la multiplicité des contacts. Pourtant, gare à ne pas oublier un prénom ! Il y a de quoi
vexer définitivement quelqu’un, surtout si le contact avait été particulièrement intense. Oui, intense !
Une série d’informations sont absolument à retenir lorsqu’elles sont communiquées :
Prénom, nom, âge réel, commune (qui diffère souvent de celle indiquée sur le site), profession, durée de célibat (si célibat), adresse mail, numéro de tél. Et quand il y a des enfants leurs prénoms et âges respectifs. Donnez un nom à cette fiche et reporter ce nom sur l’éventuelle photo qui sera envoyée. C’est la base. Ensuite on peut  ajouter ce que l’on veut (sports, voyages effectués ou rêvés, loisirs, films vus récemment ou à voir, animaux, etc.) mais ça rend automatiquement l’affaire plus compliquée.
Finalement l'on se découvre un vrai talent d’archiviste!

Posté par kephrens à 10:29 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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